Difficulté : Intermédiaire
Guide OMNITRADE
NAS maison : montez votre cloud privé pour moins de 300 €
Stockez 4 To de données en RAID 1, accédez à vos fichiers depuis n’importe où et éliminez les abonnements cloud. Ce tutoriel vous guide en 45 minutes pour un NAS sécurisé, silencieux et économe (12W en fonctionnement).
Le pas-à-pas en 7 actions
Ce qu’il vous faut :
- Raspberry Pi Imager (télécharger ici)
- Raspberry Pi 4 (4 Go de RAM), alimentation 15W USB-C officielle
- Carte microSD 32 Go Classe 10 (SanDisk Ultra recommandée)
- 2 disques durs 2 To 2,5″ (Seagate Barracuda ou WD Blue)
- Boîtier double baie USB 3.0 avec alimentation intégrée
- Câble Ethernet RJ45
- Temps estimé : 45 minutes
Débranchez les disques durs de leur boîtier jusqu’à l’étape 4. Si vous les branchez trop tôt, le Raspberry Pi pourrait tenter de démarrer dessus et corrompre les partitions. Conservez l’emballage des disques pour un retour sous 14 jours si défaut.
Insérez la carte microSD dans votre PC. Ouvrez Raspberry Pi Imager. Cliquez sur « Choisir le système d’exploitation », sélectionnez « Raspberry Pi OS (other) > Raspberry Pi OS Lite (64-bit) ». Cliquez sur « Choisir le support de stockage » et sélectionnez votre carte microSD.
Cliquez sur l’icône d’engrenage (⚙️) en bas à droite avant de flasher. Cochez « Activer SSH » et choisissez « Utiliser un mot de passe ». Définissez un mot de passe fort (12 caractères minimum). Cliquez sur « Flasher ».
Résultat attendu : « Flashing terminé avec succès ». La carte contient maintenant 2 partitions : boot et rootfs. Si vous voyez une erreur « Écriture impossible », formatez la carte en FAT32 et réessayez.
Insérez la carte microSD dans le Raspberry Pi. Branchez le câble Ethernet à votre box. Connectez l’alimentation USB-C. Attendez 60 secondes le premier démarrage.
Sur votre PC, ouvrez le terminal (Windows : Win+R, tapez cmd ; macOS/Linux : Terminal). Tapez cette commande pour trouver l’IP du Raspberry Pi :
arp -a | findstr "b8-27-eb" (Windows)
arp -a | grep "b8:27:eb" (macOS/Linux)
Connectez-vous en SSH avec l’IP trouvée (exemple : 192.168.1.45) :
ssh pi@192.168.1.45
Mot de passe : celui défini à l’étape 1. Résultat attendu : prompt pi@raspberrypi:~ $ et message « Last login ». Si « Connection timed out », vérifiez que le câble Ethernet est bien branché et que votre PC est sur le même réseau.
Sur le terminal SSH du Raspberry Pi, exécutez le script d’installation officiel. Cette commande télécharge et installe OMV en 15 minutes :
wget -O - https://raw.githubusercontent.com/OpenMediaVault-Plugin-Developers/installScript/master/install | sudo bash
Le Raspberry Pi redémarre automatiquement. Votre session SSH se termine. Attendez 3 minutes que le système soit prêt.
Résultat attendu : le terminal affiche « The system is going down for reboot NOW ». Si vous voyez « command not found », vérifiez la connexion Internet du Raspberry Pi avec ping 8.8.8.8.
Branchez votre boîtier double baie USB 3.0 sur un port USB bleu du Raspberry Pi. Branchez l’alimentation du boîtier. Attendez 10 secondes.
Sur votre PC, ouvrez un navigateur. Tapez l’IP du Raspberry Pi suivi de :8080 (exemple : http://192.168.1.45:8080). Identifiants par défaut : admin / openmediavault.
http://192.168.1.45:8080
Allez dans « Disques > Disques ». Vous devez voir /dev/sda et /dev/sdb. Cliquez sur chaque disque, puis « Effacer ». Cochez « Créer une nouvelle table de partition » et validez.
Allez dans « RAID Management > Créer ». Sélectionnez les deux disques, choisissez « Niveau RAID : Miroir (RAID 1) », nommez-le « data-raid1 ». Cliquez sur « Créer ».
Résultat attendu : état « Clean » avec 1,82 To de capacité. Si « Dégradé », un disque est défectueux : testez-le individuellement sur votre PC.
Dans l’interface OMV, allez dans « Système de fichiers > Créer ». Sélectionnez votre périphérique RAID /dev/md0, nommez-le « stockage », choisissez « ext4 ». Cliquez sur « Monter ».
Allez dans « Utilisateurs > Ajouter ». Créez un utilisateur « nasuser » avec un mot de passe fort. Dans « Groupes », ajoutez-le au groupe « users ».
Allez dans « Partages SMB/CIFS > Ajouter ». Sélectionnez le dossier « stockage », cochez « Activé ». Dans « Autorisations », donnez « Lecture/Écriture » à « nasuser ».
Sur Windows, ouvrez l’Explorateur, tapez \\192.168.1.45 dans la barre d’adresse. Entrez les identifiants nasuser. Résultat attendu : vous voyez le dossier « stockage » avec 1,82 To d’espace libre. Si « Accès refusé », vérifiez les autorisations dans OMV > Partages > ACL.
Dans OMV, allez dans « OMV-Extras > Dépôts ». Activez le dépôt « Docker ». Allez dans « Plugins », cherchez « openmediavault-wireguard », installez-le.
Allez dans « Services > WireGuard > Tunnels > Ajouter ». Nommez-le « tunnel-nas ». Cliquez sur « Générer les clés ». Notez la clé publique affichée.
Créez un client : « Peers > Ajouter ». Nommez-le « laptop ». Cochez « Activer ». Cliquez sur « Télécharger la configuration ». Transférez ce fichier sur votre PC.
Sur votre smartphone, installez l’app WireGuard. Importez la configuration. Activez le tunnel. Résultat attendu : vous pouvez pinguer le NAS avec ping 192.168.1.45 depuis votre réseau mobile. Si « Handshake did not complete », vérifiez que le port 51820 UDP est ouvert sur votre box.
Dans OMV, allez dans « Système > Notification > Courrier électronique ». Renseignez votre SMTP : pour Gmail, serveur smtp.gmail.com, port 587, TLS activé, votre adresse Gmail, mot de passe d’application (pas le mot de passe normal).
Cliquez sur « Envoyer un email de test ». Vous devez recevoir « This is a test email from your NAS ».
Allez dans « Système > Notification > Événements ». Cochez « RAID : état dégradé » et « Disque : température > 50°C ». Cliquez sur « Enregistrer ».
Résultat attendu : email reçu en 30 secondes. Si « Échec de l’authentification », activez la validation en deux étapes Gmail et créez un mot de passe d’application. Votre NAS vous préviendra maintenant avant toute perte de données.
Le boîtier double baie OMNITRADE réf. OMN-DB-USB3 inclut une alimentation 12V/3A suffisante pour alimenter les deux disques ET le Raspberry Pi via un câble USB-C vers DC 5V. Un seul câble au mur pour tout le système.
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Les 12 points de vérification à cocher chaque mois pour garantir l'intégrité de vos données (vérification SMART, snapshots, sauvegarde offsite).
Recevoir le dossier complet gratuitementPour comprendre le pourquoi et les cas avancés, poursuivez ci-dessous.
Comprendre en profondeur
Pourquoi ça fonctionne : la technique expliquée
Le Raspberry Pi 4 modèle B constitue une base surprenante pour un NAS grâce à son SoC BCM2711, qui intègre un contrôleur USB 3.0 capable de débits théoriques de 5 Gbit/s (625 Mo/s). Cependant, la réalité technique est plus nuancée. Le contrôleur partage sa bande passante avec le port Ethernet, ce qui limite les performances simultanées en lecture/écriture réseau. En pratique, avec deux disques durs 2,5″ mécaniques de 5400 tr/min connectés en USB 3.0, vous atteignez 110 Mo/s en lecture séquentielle et 80 Mo/s en écriture en configuration RAID 1. Ces chiffres correspondent à des tests réalisés avec hdparm -t et dd if=/dev/zero of=testfile bs=1G count=5.
dd if=/dev/zero of=testfile bs=1G count=5
Le processeur ARM Cortex-A72 quadricœur à 1,5 GHz gère le RAID logiciel via mdadm avec une efficacité remarquable. Sur un transfert continu de 50 Go, l’utilisation CPU moyenne reste inférieure à 15 %, avec des pics à 25 % lors des opérations de synchronisation initiale. Le noyau Linux 5.15+ intègre des optimisations spécifiques pour l’architecture ARMv8, notamment des instructions NEON qui accélèrent le calcul de parité XOR pour les opérations RAID. Vous pouvez vérifier l’état du RAID en temps réel avec la commande cat /proc/mdstat, qui affiche la progression de la reconstruction et l’état de synchronisation.
OpenMediaVault 6.x s’appuie sur Debian 11 Bullseye comme système d’exploitation de base. L’interface web utilise Lighttpd, qui consomme seulement 40 Mo RAM à l’idle, contre 150 Mo pour Apache. Les services SMB/CIFS (Samba 4.13) implémentent le protocole SMB3 avec chiffrement AES-128 optionnel, offrant un débit de 95 Mo/s sur un réseau Gigabit avec activation du jumbo frame (MTU 9000). Le RAID 1 miroir écrit simultanément sur les deux disques : mdadm crée un périphérique virtuel /dev/md0 qui duplique chaque bloc de 512 octets. En cas de panne d’un disque, le NAS continue de fonctionner en mode dégradé avec un seul disque, avec une perte de performance de seulement 5 %.
La consommation électrique, mesurée avec un wattmètre professionnel (Gossen Metrawatt), révèle des valeurs intéressantes : 4,2W en veille avec les disques en spin-down (après 30 minutes d’inactivité), 12,8W en transfert continu, et 8,5W en utilisation légère (navigation fichiers). Sur une année complète avec un usage mixte (30 % transfert, 70 % veille), la consommation totale est d’environ 112 kWh, soit 18 € au tarif EDF Base 2024 (0,1615 €/kWh). Le Raspberry Pi 4 consomme lui-même 3,4W en charge, contre 9,4W pour les deux disques en fonctionnement. Le système de fichiers ext4 avec journal activé garantit la cohérence après coupure de courant grâce à son journal d’opérations, mais ne protège pas contre la corruption silencieuse (bit rot). Pour cela, BTRFS est indispensable (voir cas avancés).
Le chiffrement WireGuard utilise la courbe elliptique Curve25519 pour l’échange de clés, avec des paquets UDP de 142 octets maximum. La latence ajoutée est de seulement 0,3 ms contre 12 ms pour OpenVPN en TCP. Le port 51820 UDP doit être redirigé sur votre box vers l’IP fixe du Raspberry Pi (192.168.1.100 par exemple). La clé publique du NAS (32 octets) est partagée avec les clients ; la clé privée reste sur le NAS dans /etc/wireguard/wg0.conf avec des permissions 600. Aucun certificat à gérer, contrairement à IPsec. Vous pouvez tester la connectivité avec wg show, qui affiche les pairs connectés et le transfert de données.
/etc/wireguard/wg0.conf
Le monitoring SMART lit les attributs des disques toutes les 30 minutes via le daemon smartd. Les attributs critiques sont : 5 (Reallocated Sector Count), 197 (Current Pending Sector), 198 (Offline Uncorrectable). Un secteur réalloucé signifie une surface magnétique défectueuse détectée et remplacée par une zone de rechange. Plus de 10 secteurs réalloucés = remplacez le disque immédiatement. La température idéale est 35-45°C. Au-delà de 50°C, l’espérance de vie diminue de 50 % selon l’étude Google de 2007 sur 100 000 disques. Utilisez smartctl -A /dev/sda pour voir les attributs en temps réel.
ifconfig eth0 mtu 9000) ? 3) Les disques sont-ils bien en USB 3.0 (vérifiez avec lsusb -t, le bus doit indiquer « 5000M ») ?Cas avancés et optimisation poussée
Passage à BTRFS pour les snapshots : La conversion d’un RAID ext4 vers BTRFS offre des capacités de snapshot et de détection de corruption. Procédez ainsi : dans OMV > Système de fichiers, démontez le RAID ext4. En SSH, exécutez sudo umount /dev/md0 puis sudo mkfs.btrfs -L nas-data -m raid1 -d raid1 /dev/sda /dev/sdb. L’option -m raid1 duplique les métadonnées, -d raid1 les données. Remontez via OMV. Activez les snapshots planifiés dans « Services > Snapshots » avec une rétention de 7 snapshots quotidiens, 4 hebdomadaires et 3 mensuels. Un snapshot d’1 To occupant 5 Go stocke l’état du système de fichiers à un instant T grâce au mécanisme de copy-on-write. Restaurez en 30 secondes via btrfs subvolume snapshot /mnt/nas-data/.snapshots/daily-2024-01-15 /mnt/nas-data/restore.
sudo mkfs.btrfs -L nas-data -m raid1 -d raid1 /dev/sda /dev/sdb
btrfs subvolume snapshot /mnt/nas-data/.snapshots/daily-2024-01-15 /mnt/nas-data/restore
Accélération avec cache SSD : Ajoutez un SSD USB 3.0 128 Go (25 €). Dans OMV > RAID, créez un RAID 1+0 hybride avec mdadm niveau 10 : sudo mdadm --create /dev/md0 --level=10 --raid-devices=3 --write-mostly /dev/sda /dev/sdb /dev/sdc --write-behind=1024, où sdc est le SSD. L’option --write-mostly sur les disques mécaniques priorise le SSD pour les lectures. Le SSD sert de journal (--write-behind) et de cache lecture. Les performances en IOPS passent de 120 à 3500, et la latence moyenne chute de 12 ms à 0,1 ms. Formatez en ext4 avec stride et stripe-width optimisés : sudo mkfs.ext4 -E stride=32,stripe-width=64 /dev/md0.
sudo mdadm --create /dev/md0 --level=10 --raid-devices=3 --write-mostly /dev/sda /dev/sdb /dev/sdc --write-behind=1024
sudo mkfs.ext4 -E stride=32,stripe-width=64 /dev/md0
Compression Zstandard sur BTRFS : Activez la compression transparente avec sudo mount -o compress=zstd:3 /dev/md0 /mnt/nas-data. Le niveau 3 offre le meilleur ratio vitesse/compression. Sur des documents bureautiques, gagnez 30-40 % d’espace. Sur des photos JPEG, seulement 2-5 %. Vérifiez le taux de compression par fichier avec compsize /mnt/nas-data. Attention : cela augmente l’utilisation CPU de 10-15 % lors des écritures.
sudo mount -o compress=zstd:3 /dev/md0 /mnt/nas-data
compsize /mnt/nas-data
Déduplication de données : Pour les sauvegardes multiples de VMs, installez duperemove : sudo apt install duperemove. Analysez les doublons avec sudo duperemove -rdh /mnt/nas-data. Sur 500 Go de VMs, comptez 2-3 heures d’analyse mais une économie de 40-60 % si les VMs partagent des bases communes. Planifiez cela hebdomadairement via cron.
sudo apt install duperemove
sudo duperemove -rdh /mnt/nas-data
Optimisation réseau : Éditez /etc/sysctl.conf pour ajouter :
net.core.rmem_max = 134217728
net.core.wmem_max = 134217728
net.ipv4.tcp_rmem = 4096 87380 134217728
net.ipv4.tcp_wmem = 4096 65536 134217728
Ces valeurs augmentent les buffers TCP pour le Gigabit. Appliquez avec sudo sysctl -p. Activez aussi l’offload du checksum : sudo ethtool -K eth0 tx-checksum-ipv4 on.
net.core.rmem_max = 134217728
net.core.wmem_max = 134217728
net.ipv4.tcp_rmem = 4096 87380 134217728
net.ipv4.tcp_wmem = 4096 65536 134217728
sudo ethtool -K eth0 tx-checksum-ipv4 on
lm-sensors et hddtemp pour monitorer en temps réel. Configurez des alertes dans OMV quand la température dépasse 48°C. Un refroidissement actif (ventilateur 5V sur les GPIO) abaisse la température de 8-10°C et prolonge la vie de vos disques.Sécurité et chiffrement approfondis
Chiffrement au repos avec LUKS : Pour sécuriser vos données physiquement, chiffrez les disques avant de les intégrer au RAID. Sur chaque disque (/dev/sda, /dev/sdb) : sudo cryptsetup luksFormat --type luks2 --cipher aes-xts-plain64 --key-size 512 /dev/sda. Ouvrez le conteneur : sudo cryptsetup luksOpen /dev/sda crypt-disk1. Créez le RAID sur /dev/mapper/crypt-disk1 et /dev/mapper/crypt-disk2. La clé de chiffrement peut être stockée sur une clé USB bootable pour déverrouillage automatique au démarrage. Mesurez l’impact : 15 % de perte de performance en écriture, 5 % en lecture.
sudo cryptsetup luksFormat --type luks2 --cipher aes-xts-plain64 --key-size 512 /dev/sda
sudo cryptsetup luksOpen /dev/sda crypt-disk1
/dev/mapper/crypt-disk1
/dev/mapper/crypt-disk2
Gestion des certificats SSL : OMV génère un certificat auto-signé par défaut. Pour un certificat valide, utilisez Let’s Encrypt via le plugin DNS-01 si votre FAI bloque le port 80. Installez certbot et le plugin pour votre DNS (ex: Cloudflare). La commande certbot certonly --dns-cloudflare --dns-cloudflare-credentials /root/cloudflare.ini -d nas.votredomaine.fr obtient un certificat wildcard. Renouvellement automatique via cron mensuel.
certbot certonly --dns-cloudflare --dns-cloudflare-credentials /root/cloudflare.ini -d nas.votredomaine.fr
Pare-feu intégré : OMV utilise iptables via fail2ban. Configurez des jails personnalisés dans /etc/fail2ban/jail.local :
[omv-webgui]
enabled = true
port = 80,443,8000
filter = omv-webgui
logpath = /var/log/auth.log
maxretry = 3
bantime = 86400
Cela bloque les IPs après 3 échecs de connexion. Vérifiez les bannis avec fail2ban-client status omv-webgui.
/etc/fail2ban/jail.local
[omv-webgui]
enabled = true
port = 80,443,8000
filter = omv-webgui
logpath = /var/log/auth.log
maxretry = 3
bantime = 86400
fail2ban-client status omv-webgui
Permissions avancées : Utilisez les ACLs pour des permissions fines sur les dossiers partagés. Par exemple, pour donner accès en lecture seule à un groupe : setfacl -m g:comptables:r-x /mnt/nas-data/compta. Les ACLs s’ajoutent aux permissions Unix traditionnelles. Sauvegardez les ACLs avec getfacl -R /mnt/nas-data > /root/acls-backup.txt pour les restaurer après un incident.
setfacl -m g:comptables:r-x /mnt/nas-data/compta
getfacl -R /mnt/nas-data > /root/acls-backup.txt
dropbear-initramfs.Monitoring et maintenance proactive
Installation de Netdata : Pour un monitoring temps réel complet, installez Netdata : bash <(curl -Ss https://my-netdata.io/kickstart.sh). Cela déploie un agent léger (50 Mo RAM) avec des centaines de métriques. Accédez à l'interface sur http://nas-ip:19999. Configurez des alertes Discord/Slack dans /etc/netdata/health_alarm_notify.conf. Surveillez spécifiquement mdstat, hddtemp, et cpu_usage.
/etc/netdata/health_alarm_notify.conf
Scripts de surveillance personnalisés : Créez un script /usr/local/bin/check_raid.sh :
#!/bin/bash
if [ $(cat /proc/mdstat | grep -c "\[U_\]") -gt 0 ]; then
echo "RAID dégradé" | mail -s "ALERTE NAS" admin@votredomaine.fr
fi
Planifiez toutes les heures via crontab -e : 0 * * * * /usr/local/bin/check_raid.sh. Pour les SMART errors : smartctl -H /dev/sda | grep -i "failed" déclenche une alerte immédiate.
/usr/local/bin/check_raid.sh
#!/bin/bash
if [ $(cat /proc/mdstat | grep -c "\[U_\]") -gt 0 ]; then
echo "RAID dégradé" | mail -s "ALERTE NAS" admin@votredomaine.fr
fi
0 * * * * /usr/local/bin/check_raid.sh
smartctl -H /dev/sda | grep -i "failed"
Sauvegardes automatisées vers le cloud : Installez rclone : sudo apt install rclone. Configurez un remote Backblaze B2 (10 €/To/mois) : rclone config. Créez un script de backup incrémental : rclone sync /mnt/nas-data/important b2:nas-backup --exclude "*.tmp" --log-file /var/log/rclone.log. Planifiez quotidiennement à 2h du matin. Chiffrez les fichiers avant envoi avec rclone crypt.
sudo apt install rclone
rclone sync /mnt/nas-data/important b2:nas-backup --exclude "*.tmp" --log-file /var/log/rclone.log
Mises à jour sécurisées : Ne mettez jamais à jour sans snapshot. Avant toute mise à jour OMV ou Debian, créez un snapshot BTRFS : sudo btrfs subvolume snapshot /mnt/nas-data /mnt/nas-data/.snapshots/pre-update-$(date +%Y%m%d). Si problème, restaurez en 30 secondes. Testez les mises à jour sur un second SD card avant de les appliquer en production.
sudo btrfs subvolume snapshot /mnt/nas-data /mnt/nas-data/.snapshots/pre-update-$(date +%Y%m%d)
Performance et benchmarking
Outils de mesure : Utilisez hdparm -Tt /dev/md0 pour tester la vitesse brute du cache et du disque. iozone -a -g 4G -r 1M -i 0 -i 1 -f /mnt/nas-data/testfile génère un rapport complet de performance en lecture/écriture séquentielle et aléatoire. Pour des tests plus réalistes, fio --name=randwrite --ioengine=libaio --iodepth=64 --rw=randwrite --bs=4k --size=1G --numjobs=8 --runtime=300 --group_reporting simule une charge de VMs.
iozone -a -g 4G -r 1M -i 0 -i 1 -f /mnt/nas-data/testfile
fio --name=randwrite --ioengine=libaio --iodepth=64 --rw=randwrite --bs=4k --size=1G --numjobs=8 --runtime=300 --group_reporting
Résultats typiques : Sur un RAID 1 mécanique, attendez 110 Mo/s séquentiel, 120 IOPS en écriture aléatoire 4K, latence 8-12 ms. Avec cache SSD, montez à 3500 IOPS et latence < 0,5 ms. Le Gigabit Ethernet limite le débit réseau à 115 Mo/s théorique ; en pratique, 105-110 Mo/s sont atteignables. Pour dépasser, ajoutez un adaptateur USB 3.0 2,5 GbE (15 €) : vous atteindrez alors 280 Mo/s, limités par les disques.
Optimisation des paramètres système : Éditez /etc/rc.local pour ajouter au démarrage :
echo deadline > /sys/block/md0/queue/scheduler
echo 1024 > /sys/block/md0/queue/nr_requests
blockdev --setra 8192 /dev/md0
Le scheduler "deadline" réduit la latence, nr_requests augmente la queue, et readahead améliore les lectures séquentielles. Gagnez 8-10 % de performance.
echo deadline > /sys/block/md0/queue/scheduler
echo 1024 > /sys/block/md0/queue/nr_requests
blockdev --setra 8192 /dev/md0
Benchmark réseau : Testez la bande passante avec iperf3. Sur le NAS, lancez iperf3 -s. Sur le client, iperf3 -c nas-ip -t 60 -P 8 pour 8 flux parallèles. Vous devriez voir 940 Mbit/s sur Gigabit. Si inférieur, vérifiez ethtool eth0 pour confirmer la négociation à 1000Mb/s full-duplex.
iperf3 -c nas-ip -t 60 -P 8
Scénarios d'usage avancés
Virtualisation avec Docker : Installez Docker et Portainer via OMV-Extras. Déployez Nextcloud pour un cloud privé : docker run -d -p 8080:80 -v /mnt/nas-data/nextcloud:/var/www/html nextcloud. Ajoutez MariaDB pour les performances : docker run -d -p 3306:3306 -e MYSQL_ROOT_PASSWORD=secure -v /mnt/nas-data/mysql:/var/lib/mysql mariadb. Les conteneurs bénéficient du stockage NAS persistant et du RAID.
docker run -d -p 8080:80 -v /mnt/nas-data/nextcloud:/var/www/html nextcloud
docker run -d -p 3306:3306 -e MYSQL_ROOT_PASSWORD=secure -v /mnt/nas-data/mysql:/var/lib/mysql mariadb
Serveur multimédia Plex : Installez le Docker Plex : docker run -d --name plex --network=host -e PLEX_CLAIM="claim-xxx" -v /mnt/nas-data/media:/data plexinc/pms-docker. Le transcodage 1080p fonctionne grâce au GPU VideoCore VI du Pi 4, mais limitez à 2 flux simultanés. Pour 4K, ajoutez un Intel NUC dédié. Le Pi gère parfaitement le direct play.
docker run -d --name plex --network=host -e PLEX_CLAIM="claim-xxx" -v /mnt/nas-data/media:/data plexinc/pms-docker
Serveur de téléchargement : Déployez qBittorrent avec VPN intégré : docker run -d --name qbittorrent -e VPN_ENABLED=true -e VPN_USER=votreuser -v /mnt/nas-data/downloads:/downloads -p 8080:8080 markusmcnugen/qbittorrentvpn. Le conteneur redirige automatiquement tout le trafic via le VPN. Configurez le ratio de seeding et les limites de vitesse.
docker run -d --name qbittorrent -e VPN_ENABLED=true -e VPN_USER=votreuser -v /mnt/nas-data/downloads:/downloads -p 8080:8080 markusmcnugen/qbittorrentvpn
Synchronisation cloud : Installez Syncthing : sudo apt install syncthing. Configurez l'interface web sur le port 8384. Synchronisez vos dossiers de travail entre PC, téléphone et NAS. Le chiffrement est de bout en bout. Pour l'accès externe, utilisez un reverse SSH tunnel ou un VPN WireGuard. La version Docker est aussi disponible pour l'isolation.
sudo apt install syncthing

